La Commune de Frontenac

Frontenac est situé sur la rive droite de la rivière Lot.

Coordonnées : 44° 32' 22" N - 001° 58' 21" E

Altitude : Vallée 152 m  Plateau moyen 191 m  Causse 310 m

Superficie : 2,84 km2

Démographie :

Population : 72 (données 2019)

Gentilé : Frontenacois(oises)

Densité : 25 habitants/km²

Administration :

Région : Occitanie

Département: Lot

Arrondissement : Figeac

Canton : Causse et Vallée (chef-lieu Cajarc)

Communauté de communes : Grand Figeac

Code postal : 46160

Code commune : 46116

NB : ne pas confondre avec Frontenac en Gironde (33760)

Des fouilles réalisées en 2007 dans le jardin de l’ancien presbytère ont permis de mettre à jour des vestiges d’une ancienne nécropole. Selon des archéologues de la DRAC de Toulouse, cette nécropole daterait de l’époque médiévale, peut-être de l’Antiquité tardive, car il y avait vraisemblablement une occupation romaine sur le site de Frontenac.

C’est en 889 que l’on trouve la première trace écrite de Frontenac (alors Frontiniacum) dans l’histoire. Cette année-là, le roi Eudes attribue quelques possessions du Quercy (dont Frontenac) à Saint-Hilaire de Poitiers. En 1146, Frontenac relève de l’abbaye de Figeac mais, à la différence des villages voisins, n’appartient à aucune des grandes familles nobles de la région, même si certaines (de Thémines ou de Figeac), y possèdent quelques terres ou quelques droits. Cette situation perdurera jusqu’à la Révolution quand la paroisse de Frontenac est érigée en commune. De cette époque datent les premiers recensements qui établissent la population du village à 200 âmes à la Révolution pour culminer à 249 en 1846, avant de s’effriter doucement sous l’effet de l’exode rural jusqu’à atteindre 70 aujourd’hui.

Jusqu’au 19ème siècle, le village n’était accessible que par quelques chemins ruraux plus ou moins bien entretenus. La voie commerciale par excellence était la voie fluviale, car dès le 16ème siècle, le Lot constituait la seule voie longitudinale entre le Massif Central et l’Aquitaine.

Le désenclavement du village commence vers 1870 avec la construction de la « grande route » (le chemin n° 33 à l’époque, la RD 662 aujourd’hui). Il se poursuit avec la construction de la voie ferrée Cahors-Capdenac. La compagnie de chemin de fer Paris-Orléans qui en a eu la concession inaugure le tronçon en 1886. Malgré les efforts de toutes les municipalités qui se sont succédées, celles-ci n’ont jamais pu convaincre « ces Messieurs de la Compagnie » de leur attribuer une halte. Les voyageurs étaient donc obligés de monter soit à St Pierre-Toirac, soit à La Madeleine.

 M. Jacques Bouquié, historien-généalogiste, a écrit une monographie de 180 pages qui dépeint l’histoire de Frontenac, son patrimoine, la vie rurale, les métiers d’autrefois, la vie agricole, les cultures, les familles ... Édité par la Société des Amis de Villefranche et du bas Rouergue  12200 Villefranche de Rouergue (épuisé)

Agriculture

 

   De par sa situation, Frontenac est un village au caractère essentiellement agricole. Le tiers de la commune est recouvert de forêts de chênes. La majeure partie des terres agricoles se situe dans la plaine jouxtant le Lot (80 ha environ) ; ce sont de riches terres limoneuses et totalement irrigables.

   La principale culture est le maïs, soit pour l’ensilage, soit pour le grain. Le plateau moyen est consacré au blé, à l’orge et à la luzerne. La vigne, qui occupait près du 1/4 de la commune a été victime de la crise du phylloxéra dans les années 1876-1877. Des murettes de pierres qui subsistent sur le haut de la commune témoignent encore de cette époque où la vigne était cultivée en terrasses sur les pentes les plus ensoleillées. Le tabac a disparu en 2006.

   Des 40 exploitants agricoles avant la 1ère Guerre Mondiale, il n’en reste aujourd’hui plus que deux :

  • l’un se consacre à l’élevage pour la viande ;
  • l’autre à la polyculture ainsi qu’à l’élevage pour la production laitière avec un troupeau d’une centaine de bovins. Cet éleveur est l’un des fondateurs de la société Cantaveylot dont il est aujourd’hui le vice-président. Cette société, créée en 2009 en pleine crise laitière, collecte le lait de 30 fermes du Cantal, de l’Aveyron et du Lot et le commercialise sous le label « Bleu, Blanc, Cœur ». Ses produits (lait, fromage, yaourts) sont présents dans toute la région ainsi qu’en région parisienne. Par ailleurs, Cantaveylot a un stand au Salon de l’Agriculture.

Industrie

   Depuis le 17ème siècle, le Lot a été une voie navigable qui permettait des échanges entre le Massif Central et Bordeaux. Pour améliorer sa navigabilité, une chaussée a été construite à Frontenac à la fin du 19ème siècle pour créer un plan d’eau de profondeur suffisante pour la navigation. Au début du 20ème siècle, la voie ferrée et le transport routier ont remplacé la navigation fluviale. Sur l’écluse à l’abandon, les frères Roques ont installé une micro-centrale pour produire de l’électricité, avec 2 hélices entraînant 2 génératrices. Fort de l’expérience acquise, l’entreprise des frères Roques, devenue la société LEM, a surélevé le mur de la chaussée, créé un nouveau canal de dérivation et implanté un nouveau bâtiment abritant 3 génératrices.

   Aujourd’hui intégrée au sein du groupe Hydrocop, la centrale de Frontenac avec ses 5 turbines délivre une puissance totale de 1434 kW, soit une production annuelle de 7,4 GW.

   La route départementale D 662 traverse le village en reliant Cahors à Figeac par la vallée du Lot (Figeac à 12 km, Cajarc à 16 km).

   La ligne de cars SNCF 910 relie Cahors à Capdenac-Gare via Cajarc et Figeac (8 aller-retour par jour). La halte est située au passage à niveau 444.

   Par ailleurs, la communauté de communes du Grand Figeac a instauré un transport à la demande pour les personnes âgées.